« Un sous-marin nucléaire ! » : les thèmes du public

Lors des spectacles d’impro, j’aime bien demander directement des éléments au public pour inspirer l’impro suivante. Dans la Compagnie Arnold Schmürz nous avons ce running gag que si on demande au public un lieu où commencera l’impro, il y a au moins une personne qui proposera un sous-marin nucléaire, d’où l’affiche ci -dessous (ça parait pourtant clair).

sous-marin-nucleaire

Enfin ça ou des toilettes. Mais le sous-marin nucléaire nous paraissait plus sympa pour en faire une affiche.

Du coup parlons un peu de ces fameux « thèmes » qu’on demande souvent au public. Je vais essayer d’éviter de dévier sur une réflexion générale autour du rapport au public (qui méritait un article séparé), mais je ne promets rien. Et il y aura sans doute quelques personnes qui ne seront pas du tout d’accord avec ce que je raconte ! (tant mieux, les commentaires sont là pour ça)

 

Alors, les thèmes du public.

Commençons doucement :

C’est quoi un « thème » en impro ?

Dans la grande majorité des spectacles d’impro que j’ai pu voir ou faire, le public est mis à contribution pour apporter des éléments censés orienter l’impro. Le plus classique étant de demander des « thèmes » au public, l’équivalent d’un titre pour l’impro, en gros. En fait le seul concept de spectacle que je vois où ce n’est pas le cas serait le Match d’Impro. En Match c’est l’arbitre qui prépare les thèmes à l’avance (ça peut être aussi le cas dans d’autres concepts, mais on va ignorer cette possibilité).

La demande de thèmes au public peut se faire  en faisant remplir des petits papiers au public avant le spectacle, qui sont ensuite déposés dans un seau/chapeau et tirés au sort par l’animateur de la soirée. Ou sinon on peut directement demander ça au public de vive voix avant chaque impro.

Prenons le cas des petits papiers : qu’est-ce que le public va écrire dessus ? Si on demande juste un « thème », et sans vouloir généraliser, on va quand même souvent se retrouver avec… comment le dire poliment… de la grosse merde. Même avec 20 personnes dans le public on peut tout à fait tirer 3 papiers à la suite et tomber sur :

Les toilettes  sont bouchées.

La grosse chiasse.

Les pigeons polonais parlent-ils français à Rome ?

J’exagère à peine, ce sont là de vrais thèmes que j’ai eu en spectacle, qui non seulement ont été écrits mais on été imposés tels quels par l’animateur ! (les 2 premiers lors d’un même spectacle d’ailleurs… Ah ! que de souvenirs…). J’aurais presqu’envie d’assimiler un chapeau plein de thèmes du public à un fil de commentaires Youtube. Il comporte quelques commentaires intéressants.

Et franchement si j’animais un spectacle et que je tombais sur un thème comme ça, je demanderai qui l’a écrit puis je le (puisque ce serait sans doute un mec) forcerai à faire des excuses publiques.

Enfin évidemment ça dépend du public, et fort heureusement la plupart des animateurs rejettent les thèmes qu’ils considèrent foireux, mais je trouve quand même que ce système présente assez peu d’intérêt, vu la qualité de ce qui en sort. Ce que je trouve déjà plus sympa, c’est de demander des choses précises au public, comme par exemple d’écrire une qualité ou un métier, ou les deux, ou même comme lors du dernier spectacle que j’ai vu, une « situation à risque ». Il y aura sans doute toujours des thèmes incompréhensibles et scatologiques, mais sans doute aussi des choses plus intéressantes pour démarrer une impro.

C’est la même chose quand on demande directement des éléments au public. Demander « un thème » à quelqu’un ne va sans doute pas donner grand chose, sauf si la personne y a réfléchi depuis le début de la soirée (ça arrive). Ceci dit je pense que demander directement réduit les chances de thèmes de très mauvais goût, puisqu’il n’y a plus le couvert de l’anonymat. Mais sortir un « thème » de but en blanc, c’est loin d’être facile. Mais une qualité, un adjectif, un lieu public (« Les toilettes ! »), une époque, ça n’importe qui peut en trouver.

J’aime bien aussi demander par exemple le « titre du dernier livre que vous avez lu ». Et si c’est un titre trop connu, j’en demande une deuxième et je mélange les titres. Ça donne généralement des résultats intéressants… Mais même simplement un mot, juste un mot, peut être largement suffisant pour inspirer une histoire.

Les « bons » thèmes

Oui mais alors, ça veut dire qu’il y a des bons et des mauvais thèmes ?

J’aurais tendance à dire oui, mais en même temps un « bon » thème ne fait pas forcément une bonne impro, et un « mauvais » thème peut donner une impro magnifique. Ceci dit, partir d’un thème clairement pourri c’est quand même se donner un gros handicap. L’objectif est quand même de tout faire pour que les impros soient les plus réussies possibles, que les histoires racontées soient les plus intéressantes. Donc autant partir d’un bon pied.

Et donc, qu’est-ce qui fait un « bon » thème ? Alors là…  Je dirai qu’un bon thème, c’est un thème qui inspire facilement une histoire, ou au moins une situation, ou un personnage. C’est un thème qui laisse une grande liberté aux improvisateurs tout en cadrant un peu. Généralement, si sur la base d’un thème (ou un mot, un lieu, une époque ou un mélange de tout ça) je peux immédiatement penser à 2 ou 3 situations de départ différentes alors je me dis que c’est un bon thème.  Donc pour moi « Carotte » ou « Perce-Neige » ou « Ecole + Moyen Age » sont de bons thèmes. « La grosse chiasse », moins.

Le respect du thème

Ah le respect du thème ! Eh bien pour ma part je dois bien avouer que je m’en fous complètement. Mais alors complètement.

Pour moi ce n’est qu’un point de départ pour l’impro, une inspiration. Le propre de l’impro est qu’on ne peut jamais savoir comment va partir l’histoire, on ne peut rien prévoir. Même avec un thème très bateau du genre « La princesse endormie », on peut commencer avec cette princesse en question, ou on peut démarrer en parlant de cette princesse, et dans ce cas le thème sera sans doute respecté. Mais franchement si un improvisateur démarre en jouant un bûcheron et que par la force des choses l’histoires ne concerne finalement aucune princesse endormie, eh bien tant pis !

Je trouve que ça me sort complètement de l’histoire si un improvisateur essaie de forcer l’histoire à rentrer dans un thème alors qu’elle en avait complètement dévié (sauf si c’est très bien fait…). Et pire encore, il arrive que vers la fin de l’impro quelqu’un essaie juste de dire le thème au détour d’une phrase, sans grand rapport avec le reste… Mais ça j’ai l’impression que je le vois surtout chez des improvisateurs qui font beaucoup de Matchs (eh oui il faut à tout prix éviter de faire une faute de « hors thème » !).

Enfin si je joue une impro sur un thème donné, je vais quand même m’en inspirer fortement, et la plupart du temps le thème sera respecté. Mais parfois ce n’est pas le cas, et généralement c’est que l’impro a suffisamment bien marché pour qu’on l’oublie.

16 réflexions sur “« Un sous-marin nucléaire ! » : les thèmes du public

  1. Je suis totalement d’accord avec ce qui écrit ici. Et j’ai même envie d’en rajouter. En ce qui concerne l’utilisation d’un « thème » par les improvisateurs et les improvisatrices, je pense qu’il est important de bien distinguer le match ou le catch des autres formes de spectacles.

    Quand les thèmes sont donnés par l’arbitre, ils regroupent (en tous cas en match) titre, nombre de joueur, catégorie et durée, ce qui donne forcément une « couleur » qui existe durant toute l’impro. Cela a été créé pour pousser les joueurs à respecter le « thème » dans sa globalité et à ne pas refaire quelque chose qu’ils ont déjà fait.

    Quand les « thèmes » viennent du public, à mon sens l’objectif n’est pas de donner une « couleur » ou des contraintes à l’impro, mais simplement de créer la petite étincelle qui permettra le début de l’impro. Comme vous le dites si bien, cher Hugh tebby, c’est un personnage, un lieu, une action… Quitte ensuite à dévier sur autre chose.

    Quant au rapport entre joueurs et public, il mériterait effectivement d’être développé dans un article ultérieur. A mon avis, même si on le pense très fort, il n’est pas toujours pertinent de dire au public qu’il a des idées pourries. Tout improvisateur peut accepter les thèmes du public et les détourner pour éviter de jouer « la grosse chiasse » ou « le curé et les nénés ». Et puis, rien n’oblige de jouer ce thème pendant 14 minutes.

    Arnaud L.

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    • Merci pour ce premier commmentaire, cher Arnaud L. !

      Et puis, rien n’oblige de jouer ce thème pendant 14 minutes.

      Je dirais même que rien n’oblige à jouer ce thème, tout court.

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  2. Je ne suis pas expert en histoire de l’impro, loin de là, mais j’imagine que demander un thème au public, s’il permet de démarrer une impro, a aussi eu comme fonction, lorsque l’improvisation théâtrale n’était pas encore connue, de « prouver » qu’on était bien devant de l’improvisation et non d’une représentation répétée, non ?

    Du coup, le fait de demander le « thème » directement au public et non via des petits papiers renforce encore cette fonction. Ça ne contredit absolument pas l’article, c’est même pas mal hors-sujet, mais je commente !

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  3. J’aurais bien fait une réponse, mais j’ai déjà écrit à peu près tout ce que je pense à ce sujet là : http://www.spontanement.org/wordpress/2013/02/15/demander-des-suggestions/

    Globalement, je pense que prendre à parti un spectateur pour la piètre qualité de ses suggestions, c’est se tromper de coupable. Seul l’artiste est responsable de ce qui se passe pendant le spectacle. Et il existe plein de façon d’avoir des bonnes suggestions. C’est une culture à adopter, et ça demande d’être bienveillant, de ne pas avoir peur, et de ne pas faire de l’impro performance (regardez comme on sait bien faire des scènes avec des phrases de 3 lettres et une blague toute les 45 secondes).

    Prendre des suggestions ne permet pas de « prouver » que c’est de l’impro (même quand vous prenez des suggestions, vous aurez des gens pour vous dire que vous préparez vos scènes à l’avance). Le seul moyen de prouver que c’est de l’impro, c’est de se planter.

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  4. Salut Hugh,

    Je suis en train de lire un bouquin de Keith Johnstone (« Theatresports for Teachers », avec plein de choses intéressantes mais un ton assez insupportable, pourtant ses autres bouquins sont pas comme ça), et justement il fait toute une partie sur ce problème des suggestions. Je le mentionne parce que je trouve que sa position est intéressante : il DETESTE les propositions du public.

    Plusieurs arguments à ça :
    – le public n’est pas vraiment très original, finalement
    – le public essaiera d’être plus drôle que vous, ça fait une compétition malvenue
    – ça fait perdre du temps sur les impros elles-mêmes (ie si vous partez de vos propres idées, vous gagnez du temps)
    – certaines sont irrespectueuses de l’improvisateur (qui, selon Johnstone hein, peut devoir s’humilier pour respecter le thème, ce qui n’est vraiment pas bon)
    – enfin, certaines te piègent (mauvais thème vu la caté, ou mauvaise question posée au public (« un lieu géographique », et c’est parti pour les accents pourris…)), ou tout simplement ça met en danger l’improvisateur et sa capacité à trouver un truc intéressant à faire.
    Il mentionne aussi que certains pensent que c’est essentiel, pour montrer que ça n’est pas préparé, mais que de toute façon le public qui ne veut pas croire au caractère improvisé des scènes trouvera toujours moyen de dire que ça n’était pas vraiment improvisé (« c’est leurs amis qui proposent des thèmes dans la salle », etc).

    Personnellement je suis loin de les détester, mais j’avoue que je préfère toujours les propositions d’un arbitre qui a préparé la chose, ou découvrir de quoi parle la scène petit à petit…

    Super blog en tout cas, je reviendrai 😉 En espérant te recroiser un de ces quatre ! (Je suis sur Nancy maintenant, mais je repasserai peut-être vers Normale Sup un de ces quatre)
    A plus
    Hugo

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    • Salut Hugo ! Tu as de la chance d’être sur Nancy, il parait qu’il y a une des plus grosses concentrations de troupes d’impro par habitant !

      Sinon pour répondre au sujet, j’ai quelques remarques :

      le public n’est pas vraiment très original, finalement

      Ca m’étonne que ce soit un argument de Johnstone, alors qu’il serait plutôt à encourager à ne pas être original, justement… Et d’ailleurs les propositions les moins originales sont souvent les plus pratiques. Un mot comme « plante » me semble 1000 fois plus porteur que « palimpseste » ou « ornithorynque ».

      ça fait perdre du temps sur les impros elles-mêmes

      Je suis pas d’accord… Enfin si on perd du temps c’est que l’animateur s’y prend mal. Pour moi c’est un moment sympa à passer avec le public, et ça donne aussi un peu de temps aux improvisateurs avant d’enchainer avec une nouvelle impro (surtout s’il ne sont que 3 ou 4).

      – certaines sont irrespectueuses de l’improvisateur
      – enfin, certaines te piègent

      C’est possible, mais dans ce cas le rôle de l’animateur est aussi de ne pas accepter ces suggestions 😉

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  5. Coucou!

    Je suis bien curieux de savoir comment tu t’es procuré Theatresport for Teacher! Si tu as une source et que tu veux bien la partager, j’aimerai vraiment mettre la main sur un exemplaire!

    Je ne crois pas que Johnstone DETESTE les suggestions. Il discute beaucoup de comment demander une suggestion (voir les enchères de suggestions). Il suggère de rajouter « pour nous inspirer » à la fin des questions pour demander des suggestions.

    Ce qu’il combat vivement, c’est de demander des suggestions SYSTEMATIQUEMENT et d’accepter les suggestions dégradantes ou stupides.

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  6. Hugh: oui ! Il y a une dizaine de troupes sur Nancy, pour une ville aussi petite c’est super !
    Pardon, je me suis mal exprimé en utilisant le terme « original » : ce que je voulais dire, c’est que le public : soit fera le malin en disant « ornithorynque » (je crois avoir entendu certains improvisateurs se plaindre qu’ils entendent ce mot à chaque spectacle, et ils ont raison), soit te donnera quelque chose que tu aurais pu trouver tout seul (ie « pas original » dans le sens « pas quelque chose auquel tu n’aurais pas pensé tout seul »). Et dans ces conditions, si tu dois passer à chaque fois 1 minute à demander un mot au public pour te retrouver avec quelque chose auquel tu aurais pu penser toi-même, c’est une perte de temps par rapport à « monte sur scène et commence un truc et tu verras bien ». Voilà en gros l’argument de Johnstone (ça + le truc de ne pas tout accepter – et je suis d’accord, dans le cas des trucs piégeux il faut refuser, mais apparemment tout le monde ne le fait pas, ou des fois on ne se rend pas compte que ça va planter la scène, ou sinon refuser quelque chose du public ça peut gêner (les improvisateurs ou le public, surtout si tu demandais des suggestions pour leur « prouver que c’était pas improvisé » et que tu rejettes leurs suggestions…))

    Ouardane: Si si, je t’assure que dans ce bouquin il les déteste ! 😉 Mais j’ai entre-temps j’ai lu sa biographie, et apparemment ce bouquin a été écrit à un moment assez particulier dans sa vie… Il a écrit « TheatreSports for Teachers » parce que ça le faisait enrager de voir que les gens venaient au Loose Moose, voyaient des jeux d’impro qui marchaient bien, les prenaient et les faisaient dans leurs troupes, mais sans savoir la théorie derrière et donc en étant incapables de les critiquer / faire progresser les gens avec ; en plus à la fin des années 80 le TheatreSports commençait à être un peu compétitif au Loose Moose, ils se gueulaient un peu dessus, et c’était vraiment pas ce qu’il voulait ou ce qu’il recherchait, donc il a écrit ce bouquin dans le but de mettre les points sur les i pour tout le monde. Ce qui explique le ton particulier du bouquin, je pense : l’aspect « Theatresports c’est comme ça et pas autrement, et y’a plein de gens qui font de la m*** » m’a un peu fait bizarre, mais je connaissais pas le contexte. (Ah oui, et tout ça c’est dans « Keith Johnstone, A Critical Biography » de Theresa Dudek, sorti l’an dernier et qui est très intéressant pour en savoir plus sur son parcours et sur le Loose Moose !)
    Sinon tu ne rates pas grand-chose si tu ne lis pas ce bouquin, je crois : la plupart des trucs qu’il dit sont dans « Improv for Storytellers », avec quelques différences (par exemple il parle pas de plateforme et de tilts dans celui-là, et il se focalise pas mal sur les « règles » du Theatresports et des interactions avec ses étudiants sur le sujet). Il a été écrit quelques années avant Improv for Storytellers, donc je pense que ce dernier doit être plus abouti. Il était édité par le Loose Moose, mais ils ont arrêté de le vendre ; cependant, je suis en thèse à moitié à Nancy et à moitié à Calgary (j’ai pas choisi pour l’impro, mais je suis ravi !!), et ce livre est dans la bibliothèque de l’université 🙂
    Cela étant, si ça t’intéresse, j’ai pris des notes (un peu comme une fiche de lecture) sur chaque partie et ce qu’il dit en gros, envoie-moi un mail (l’adresse est sur mon site web) et je peux t’envoyer ça ! 🙂 (Et si tu veux des trucs plus précis, je pourrais toujours le réemprunter pour te dire tout ça !)

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  7. Hmm, c’est plus pour la collection et les subtilités que pour le contenu. Je n’en ai trouvé que quelques copies à des prix délirants.

    De ce que j’ai pu comprendre en tout cas, il a une position bien plus modérée sur la prise de suggestion aujourd’hui =)

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  8. Apparemment, oui =)
    Un des trucs chouettes aussi, dans ce livre, c’est qu’il parle de tous les jeux « classiques », mais qu’il en recommande certains explicitement (« ne pas utiliser la lettre S », « remake émotionnel » (on refait la scène en changeant l’émotion)…) et d’autres sont carrément non recommandés. C’est assez marrant parce qu’il y a plein de jeux classiques et qu’on voit partout qu’il ne recommande pas (genre « abécédaire », « carré d’émotions » et « freeze » ne sont pas recommandés ! Respectivement parce que c’est juste un exercice intellectuel sans surprises, et pour les deux autres c’est parce qu’il pense que les transitions graduelles dans les émotions ou statuts sont bien plus intéressantes et utiles que les transitions brusques et les grands gestes). Je crois que ces recommandations (et les indications sur l’origine des jeux, aussi) ne sont pas dans « Impro for Storytellers ».

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    • Je crois bien que si, dans le chapitre procedure (à vérifier).

      Mais je confonds peut être avec Impro Handbook.

      Je crois que son problème avec le freeze tag vient aussi du fait que c’est un jeu qui ne génère pas d’histoire en général, mais juste des gags.

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      • En tout cas dans Improv Handbook il y a une section qui liste des jeux en 3 catégories : bien, bête mais marrant et à ne jamais faire.
        J’aime bien la catégorie ”dumb but fun” parce que parfois c’est cool aussi d’avoir des bons gros gags, alternant avec des impros plus construites.

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      • Hello !

        Les recommandations de jeux sont dans l’index d’IFS, les exercices en gras sont recommandés, ceux entre crochets ne sont pas recommandés.

        Il y a aussi le chapitre sur les Filler Games.

        Comme il y a plein d’experts de Johnstone ici, je voulais partager l’argument massue « anti-suggestions » de Keith (que je n’ai pas vu ici) : la suggestion est un moyen de « partager la responsabilité » avec le public. Inconsciemment, l’improvisateur pourra toujours dire « C’est à cause de la suggestion si la scène était nulle ». Ce qui n’est pas possible si l’on n’en prend pas !

        A long terme, ne pas demander de suggestion responsabilise le comédien.

        Ouardane, j’ai cru comprendre que le contenu des Newsletters ITI était la base de Theatresports For Teacher. Donc entre ça et IFS, tu ne rates rien !

        Bises !

        Ian

        PS : Tout ceci renforce ma théorie que la « méthode » de Keith est une approche « scientifique » du théâtre qui parle beaucoup aux gens avec un profil de chercheur (ou qui font des thèses). 😉

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  9. Personnellement ça fait longtemps que je n’ai entendu ou pensé « C’est à cause de la suggestion si la scène était nulle ». Et d’ailleurs c’était plus souvent des thèmes donnés par l’animateur que des suggestions du public.

    J’ai plus l’impression que je me repose sur les suggestions du public par flemme de réfléchir lors de l’animation d’un spectacle, et aussi parce que j’ai alors des suggestions auxquelles je n’aurait jamais pensé. Par exemple en demandant un métier au public j’ai eu comme première réponse « élagueur ». Et c’était parfait. Ou une fois en demandant un genre de film j’ai eu comme réponse « film de propagande ». Pareil, je n’y aurais pas pensé, mais la proposition était vraiment intéressante. Des suggestions extérieures peuvent aussi nous faire sortir de notre zone de confort.

    Après si on prend des suggestions qu’on trouve pourries et qu’on blâme le public il y un problème, même si je conçois parfaitement que ça puisse arriver (Keith en donne moult exemples).

    S’il faut appliquer une méthode scientifique de choix de proposition, je trouve ma pseudo-règle du « si ça m’inspire 2 situations je prend » pas trop mal 😉

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  10. Pingback: J’ai enfin vu du Theatersports ! | Impro etc.

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