L’impro « à l’américaine »

american-flag3358 Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un sujet que je connais très peu. Non pas que je maîtrise parfaitement les sujets que j’ai abordé dans mes précédents articles, mais il s’agissait au moins de choses auxquelles je réfléchis depuis un moment, ou que j’ai déjà abordé lors de divers spectacles et ateliers.

Le sujet d’aujourd’hui est donc « l’impro à l’américaine », ou « à la Del Close ». Je découvre ça en ce moment, je suis enthousiaste, donc je me permet de vous en toucher deux mots.

Par où commencer ? J’ai rédigée une petite description du Harold, qui va me servir de base pour la suite, donc si vous ne savez pas ce qu’est un Harold, vous pouvez commencer par en lire ma définition.

Maintenant que c’est fait, revenons-en à moi, et à pourquoi je trouve ça formidable. Ça fait longtemps que je sais que le Harold existe, et je connais vaguement Del Close (grand gourou américain de l’impro, qu’on oppose souvent à Johnstone, voir par exemple ici un article de Ian Parizot à ce sujet), mais je n’avais pas eu l’occasion de voir ou de pratiquer ce type de spectacle.

A Lyon, les Space Gones s’en sont fait une spécialité, et jouent différents concepts du genre tous les mois. J’avais vu un ou deux spectacles, en trouvant ça sympa mais sans non plus que ça révolutionne ma vision de l’impro. Et le mois dernier ils m’ont invité pour jouer 2 concepts différents, et ça m’a vraiment donné envie d’en faire plus.

Je n’ai pas vu beaucoup de spectacles de ce genre, j’ai joué dans encore moins, et je n’ai pas encore pris la peine de m’instruire précisément sur le sujet (notamment en lisant Truth in Comedy), donc je vais sans doute parler ici de l’impro « à la Del Close à la Space Gone vu par Hugh Tebby ».

Voici donc ce que j’aime là-dedans, plus ou moins découpé en chapitres.

 

L’impro « organique » et sans interruption

L’un des aspects fondamentaux de ce type de spectacles est le côté organique. Au lieu d’avoir un animateur qui impose des contraintes pour des impros, qui sont jouées, terminées et ensuite oubliées, les improvisateurs ont la liberté de développer les histoires autant qu’ils le veulent. Si on a encore des choses à dire dans l’histoire, ou qu’on veut faire revenir un personnage, alors on peut le faire tout naturellement.

On va du coup pouvoir vraiment aller au bout de chaque histoire et personnage. On est aussi en permanence impliqué, puisqu’à tout moment quelqu’un peut passer à une scène dans laquelle on jouera, ou un « Game » peut être lancé (voir plus bas ce que j’entend par là), et l’impro n’est jamais interrompu.

On n’est pas pour autant  sollicité à 100% tout le temps, puisque généralement on va jouer au moins à 6 et même plutôt à 8 ou 10. C’est d’ailleurs un autre point fort : ça permet de faire des spectacles à 10 ou 12 personnes sans que ce soit le bordel. Au contraire ça peut rendre le tout plus clair, puisque chaque improvisateur ne va pas multiplier les personnages différents.

Le côté organique est très présent, puisqu’on va naturellement (et même inconsciemment) s’inspirer des scènes qui sont jouées dans les suivantes. On peut rebondir directement sur une phrase, un mot ou une situation, ou reprendre une thématique. Chaque scène devient alors source d’inspiration pour les suivantes.

Même les changements de scènes sont fluides. Il y a différentes façons de passer d’une scène à une autre, mais je trouve le « balayage » (ou sweep edit) très élégant. Il s’agit simplement de traverser l’avant scène d’un côté à l’autre puis de revenir et démarrer une nouvelle scène. Les improvisateurs actuellement en train de jouer voient la personne traverser, et ont le temps de dire une ou deux dernières répliques avant de sortir de scène, ce qui donne une sorte de fondu-enchaîné du plus bel effet.

 

Narration décomplexée et facilité à tuer une scène

Et tout ça amène ce que j’appellerais une « narration décomplexée ». Contrairement à des formats longs plus « classiques », où l’on ne va raconter qu’une histoire, comme un film ou une pièce de théâtre, ici on ne va pas directement chercher à tout lier de façon cohérente. Tant mieux si au final le tout converge en une unique histoire, mais c’est loin d’être indispensable. Du coup ça enlève la pression de penser à comment va se développer l’histoire, bien prendre en compte tout ce qui a été mis en place précédemment, ne pas se contredire etc.

On peut jouer une scène sans penser du tout à ce vers quoi elle pourra évoluer, et ensuite quand on revient sur cette histoire là on pourra en reprendre juste les personnages, s’inspirer de ce qui a été fait dans les autres scènes, ou continuer simplement l’histoire.

Et si une scène n’inspire plus rien, ou qu’elle partait mal (personnages mal définis, situation pas claire…), eh bien il suffit de ne plus la jouer. La « méthode » Keith Johnstone encourage à couper une scène tout de suite  si on voit que ça part mal, et un travail important doit être fait sur le fait d’accepter l’échec et même de l’encourager. En France je connais peu de gens qui appliquent vraiment la méthode, et je n’ai jamais vu de spectacle où des impros étaient coupées rapidement au milieu de l’histoire (alors que parfois tout le monde serait content qu’elles le soient).

Dans le cadre d’un Harold, je trouve que ça se fait naturellement. Des scènes (même excellentes) peuvent être coupées à tout moment, parce que si on le souhaite on pourra reprendre cette histoire plus tard. Et si des scènes n’inspirent personne, personne n’ira les continuer, et elle disparaîtra d’elle même.

 

Focus sur les personnages et relations

Le fait d’avoir des personnages forts, et surtout d’avoir des relations claires entres les personnages (en particulier que ressentent les personnages les uns envers les autres), est pour moi une nécessité, quel que soit le type de spectacle. Ça rend tout simplement les histoires plus intéressantes à regarder et aussi plus simples à construire.

Dans des spectacles à base d’impros courtes, on peut réussir à s’en passer, en jouant plus sur les gags, les bons mots ou l’absurde des situations, mais ça donne des spectacles au mieux marrants mais creux, au pire inintéressant.

Mais dans un Harold, si on démarre des histoires sans être clair sur les personnages et leurs relations, on se retrouve très vite sans rien à développer. Du coup ça encourage vraiment à travailler sur les relations entre personnages, ce qui est bien. CQFD.

 

Les « Games »

Ce dernier point n’est peut-être pas complètement standard dans le Harold, mais en tout cas c’est comme ça que j’ai fais et vu faire en spectacle, et je trouve que ça marche. Il s’agit de faire des actions en groupe au milieu des impros.

Je trouve que c’est compliqué à expliquer, mais simple à comprendre en le voyant. Le problème est qu’un « game » peut-être un peu n’importe quoi. Par exemple quelqu’un sur scène faire un bruitage en se brossant les dents, et tout les gens en réserve reprennent le bruitage. On pourrait avoir la même chose avec un geste qui serait repris par les gens en réserve et qui traverseraient tous la scène en l’amplifiant.

Un game ne dure en général que quelques secondes.

Voici quelques exemples vus ou vécus en spectacle :

  • Un personnage commence à lire un poème, et tout le monde rentre et commence à réciter des bouts de  poèmes en même temps
  • Un personnage ne trouve pas ses mots, et les gens en réserve entrent chacun leur tour pour dire ce que le personnage pense
  • Un personnage mime un train, tout le monde rentre pour traverser la scène en faisant le train et changer de scène au passage

Enfin bref, il y a plein de possibilités. J’y vois 2 mérites principaux :

  • ça aide à dynamiser l’impro
  • ça garde tous les improvisateurs impliqués et au taquet pour suivre un game dès qu’il est lancé

 

En conclusion

Bah c’est cool. Et je rejoue un ou deux concepts avec les Space Gones le 4 avril (à L’Embuscade, Lyon 2), j’ai hâte.

 

11 réflexions sur “L’impro « à l’américaine »

  1. Cool !

    Je disais dans un autre commentaire sur ton blog : le terme « d’histoires » ou de « narration » est un peu inadapté au Harold et au longform.

    L’impro « à l’américaine » déteste ça car, selon leur théorie, ça vous pousse à anticiper (ce qui n’est pas faux) mais surtout, le public ne vient pas voir une histoire mais une relation entre les personnages.

    Ex d’un formateur de longform reconnu : http://boilingpointimprov.wordpress.com/2011/07/01/the-if-then-method/

    « Nobody cares about plot. They care about characters. The other issue is that one person can’t control a plot. They can control their character. So Scott’s method makes a lot of sense. »

    Donc il faut faire attention à ça à mon sens.

    [NB : Tout ceci sous-entend que l’impro « à l’américaine » = « longform », et c’est très réducteur. Je voudrais souligner qu’en dehors du courant de Keith Johnstone (que j’appellerai plutôt improvisation « théâtrale ») qui est plutôt connu au Canada et peu aux US à l’exception de certaines villes américaines (Austin, San Francisco, Seattle notamment), il y a aussi énormément de shortform aux US dû au succès de Whose Line et de Comedy Sportz qui sont des dérivés commerciaux de Theatresports. Et depuis quelques années, il y a un courant, un peu marginal, qui émerge : les pièces improvisées, qui se distinguent du longform car elles reviennent justement à une écriture narrative et unifiée. Un exemple de festival dédié à ça : http://www.improvisedplayfestival.com/ ]

    Autre point, sur le terme de « Game ».

    Il faut distinguer deux choses :

    1) Les « group games », qui correspondent à ce que tu cites : des jeux de groups basés sur l’amplification d’un élément. Certains sont codifiés (monologues, invocation, ad game, etc…) d’autres sont simplement organiques (l’exemple avec les brosses à dents). Ils servent à donner de la « respiration » au spectacle et en général reviennent à la suggestion pour générer de nouvelles idées.

    2) « Le game » ou en français, le « jeu de la scène » qui est LA théorie derrière le longform. Pour moi, c’est une « méthode d’écriture » de sketchs improvisés. On y trouve plusieurs sous-concepts : the premise, if this, then what, ruel of three, etc… Depuis Del Close, il y a eu plusieurs « courants » qui se sont distingués et qui ont fondé des « écoles », en particulier iO et UCB.

    Il y a plein d’articles ici pour aller plus loin : http://improviser.fr/blog/2011/04/16/comment-trouver-le-jeu-de-la-scene-style-de-chicago-del-close/

    Les « group games » et le « game » sont bien sur très proches dans leur philosophie !

    Sinon, je voulais citer deux longues discussions sur Facebook, parce qu’elles ont été utiles pour clarifier les « miconceptions » sur le longform en France :

    https://www.facebook.com/groups/6653779537/permalink/10151868020579538/

    https://www.facebook.com/groups/6653779537/permalink/10151112312454538/

    A bientôt !

    Ian

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    • Merci pour la précision concernant le « game », ça pouvait prêter à confusion. Mais d’ailleurs ce « jeu de la scène » s’applique tout aussi bien en dehors du long form. Je n’ai pas souvenir que Johnstone en parle dans ce que j’ai lu de lui, mais par exemple c’est abordé dans « The Improv Handbook ».

      Et merci pour tout ces liens ! Je n’ai pas encore eu vraiment l’occasion d’explorer tout ces concepts, donc je suis preneur de tout

      A bientôt
      Hugh

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      • En tant que théorie pure, non, Johnstone ne l’aborde pas.

        Mais si tu lis entre les lignes, tu verras que les exercices qu’il propose mobilisent cette notion. Je pense à l’exercice « Hand on Knee » ou « Interview ». Typiquement des « jeux de la scène ».

        Mais il les classe dans des « non-narrative » games. C’est exactement ça. Le jeu de la scène est « non-narratif ». Il ne raconte rien. Il décrit et montre la spécificité d’une relation à un instant donné.

        A mon sens, Keith trouve que le jeu de la scène est utile pour « connecter » les comédiens, et c’est divertissant à regarder, mais je pense que pour lui la narration est souveraine. 🙂

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  2. Et c’est intéressant le parrallelle que tu fais entre Keith et Del sur la « facilité à couper une scène ».

    Je n’avais jamais réalisé ça, mais oui, c’est un point sur lequel ils se rejoignent : il faut couper la scène AVANT qu’elle ne devienne chiante !

    Haha ! C’est cool !

    Ca fait un point que je pourrais ajouter à mon comparatif Del / Keith dans la catégorie « Points sur lesquels ils se rejoignent ».

    Il n’y a que dans le Match d’Impro que je vois cette « règle » qu’une scène de 7 minutes doit durer 7 minutes, même si elle est chiante.

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    • C’est marrant c’est un des premier trucs sur lesquels je me suis dit « ah c’est cool ! » après avoir joué un spectacle où on avait 4 scènes au départ, et en fait 2 d’entre elles ont été assez rapidement ignorées en faveurs des deux autres, où la situation et les personnages étaient plus clairs.

      Après il n’y a effectivement qu’en match où on a des durées fixées (à part d’autres formats moins connus, j’ai joué par exemple un triptyque où on avait pile 15 minutes par histoire), mais même sans ça on a toujours tendance à laisser durer des scènes pour qu’elles arrivent à une conclusion, même si cette conclusion n’intéresse personne (quand je dis « on » j’inclus la plupart des spectacles que j’ai pu voir, et moi-même quand j’anime). Ca me paraissait comme étant un des avantages les plus intéressants de vraiment appliquer Johnstone à la lettre, et j’étais bien content de voir que ça se faisait aussi naturellement dans d’autres cas.

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  3. Oui, attention, tu décris l’impro à la Del Close (ou Chicago), mais il y a plein de courants aux états unis : Annoyance Theatre, Viola Spolin, Michael Gellman (qui est connecté, mais différent), Kenn Adam’s, Asaf Ronnen… Et ils proposent tous des formes d’improvisation avec des notions assez différentes !

    D’autre part, j’aimerai bien tuer l’idée que le format long, c’est mieux pour les personnages et les histoires. J’ai vu des formats longs basés sur des gags, j’ai vu des formats courts basés sur des personnages et des histoires. Ce n’est pas lié à la durée, mais à la volonté du groupe.

    http://pattistiles.com/short-form-long-form/

    Le Harold, c’est une suite de scènes courtes connectées ou noms avec quelques jeux au milieu. Ca rappelle bizarrement… un format court?

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    • Oui c’est pour ça que je mettais « à l’américaine » entre guillemets 😉 Mais effectivement c’est bien de la préciser, et ça reste un domaine que je connais très peu.

      « D’autre part, j’aimerai bien tuer l’idée que le format long, c’est mieux pour les personnages et les histoires »

      Cette idée transparaît dans mon article ? Si oui j’ai du mal m’exprimer… Ou alors je ne comprend pas ce que je tu veux dire. Quand tu parles de « format long » tu veux n’importe quel type d’impro longue ou plus du Harold-style ?

      Par exemple je ne trouve pas qu’un Harold de 30 minutes permette de construire de meilleures histoires qu’une impro « classique » de 30 minutes (je dirais même au contraire, on devrait a priori avoir quelque chose de bien plus décousu…).

      Et je ne dirais pas que le long form c’est mieux pour les personnages. Par contre des personnages et relations claires me semblent indispensables pour un long form, sauf si on est effectivement sur du « long form court », comme ce que j’ai vu des Upright Citizens Brigade, avec des enchaînements de scènes courtes, sans chercher à réunir les scènes dans une histoire commune.

      D’ailleurs le fait qu’on puisse faire de tout dans un Harold est un des aspects qui me plaît le plus. Enfin je ne fais qu’effleurer la surface pour le moment.

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      • Je ne sais pas très bien à quoi tu fais référence quand tu parles d’impro « classique ».

        J’avoue que je ne trouve pas que les catégories format long / court sont des catégories très pertinentes.

        La plus part des gens appellent le Harold un format long, mais je ne vois pas trop en quoi c’est long.

        Ce que je veux dire, c’est que cette liberté n’est pas intrinsèque au Harold. Je pense que ce sentiment de liberté vient du fait qu’il n’y a pas de MC ni de suggestions… Et que tu peux retrouver ce type de sensations si tu te débarasses des contraintes et du « MC farceur et malicieu » dans un cabaret. L’important, c’est de transformer l’improvisation : on passe d’une série de jeux où il faut sauter au travers de cerceaux, à une forme d’expression des joueurs qui ont la responsabilité du spectacle.

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      • Quand je dis impro « classique », je veux dire une impro comme on en voit dans la plupart des spectacles en France, où on a une histoire jouée pendant 30s ou 1h, avec un début et une fin.

        Pour moi le Harold est a priori un format long, puisque si je comprend bien le but initial est quand même que les différentes histoires se rejoignent pour construire une seule histoire. Après on peut ne pas le faire et faire juste une suite d’impros courtes autour d’un thème donné, dans ce cas oui ce serait un format court.

        Dans la Compagnie Arnold Schmürz, le format qu’on joue le plus en ce moment est un format sans MC, ou plutôt avec « MC tournant ». On est 4 ou 5 sur scène, et on joue des impros (parfois avec contraintes et suggestions si on le sent) qui peuvent être arrêtés par un joueur ou quelqu’un en réserve, qui relance une autre impro.

        La principale différence que je vois avec un Harold est que toutes les histoires sont sans rapports les unes avec les autres et on ne cherchera jamais à les lier.

        C’est pour moi la même différence entre un film comme « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander » (film à sketch qui est certes autour d’un thème centrale, mais les histoires sont déconnectées) et des films comme Pulp Fiction ou Cloud Atlas, où au final toutes scènes font partie d’une même histoire.

        Le Harold permet d’ailleurs les 2 approches, mais je trouve que sont intérêt est surtout dans la deuxième.

        Ceci dit j’ai surtout l’impression de m’embrouiller de plus en plus.

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      • Ta réponse est assez claire en tout cas =)

        C’est justement là mon propos : un Harold, c’est un peu ce qu’on veut bien en faire… Mais c’est vrai pour n’importe quel format !

        Ce que je veux dire, c’est que ce qui compte bien plus que tout, c’est COMMENT on improvise, plutôt que le format. Est-ce qu’on raconte des histoires ou est-ce qu’on fait des gags ? Est-ce qu’on fait des personnages forts caricaturaux, ou est-ce qu’on joue des personnages sincères ? Est-ce qu’on fait des connexions thématiques et/ou narratives ou est-ce qu’on part dans une direction différente à chaque fois ? Est-ce qu’on prend une suggestion au début ou à chaque scène ?

        Bref, savoir si le Harold c’est long ou court ne me paraît pas une question importante. Ce qui est important, c’est que le Harold vient avec une façon d’improviser, et c’est cette façon d’improviser qui est intéressante.

        Cependant, on peut l’adapter à d’autres formats =)

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